Nezu Dragonneau


Nombre de messages: 26 Age: 14 Date d'inscription: 07/12/2009
Feuille de personnage Nom: Nezu. Race: Démon. Sexe: Mâle.
 | Sujet: Entre le sang et les boyaux [ Libre ] Mar 12 Jan - 20:54 | |
| C'était comme si il avait toujours vécu ici. Où alors, tout était pareil ici que dans les lieux de son passé. Une forêt, constituée d'arbres - waw. Un point d'eau, constitué d'eau - re-waw. Et comme partout ailleurs, les animaux ressentaient, à un moment où à un autre, un besoin obsessionnel de boire. Non pas que l'eau les obsédaient, mais qu'ils allaient mourir s'ils ne s'abreuvaient pas. Enfin, dans tous les cas, ils finissaient par éprouver une soif les amenant au point d'eau le plus proche. Et malgré toutes leurs précautions de pauvres herbivores sans défenses, ils étaient des proies vulnérables, souvent affaiblies par un manque d'eau - qui les a d'ailleurs amené jusqu'ici, vous me suivez ? - Un cercle vicieux, sur lequel les carnivores avaient réussi à se retrouver au sommet - ce qui est un exploit particulièrement incroyable lorsqu'il s'agit d'un cercle, mais trêves de bavardages, j'espère que vous aurez compris ma pensée, pour peu que s'en soit une. -
À l'affut derrière un arbre, Nezu guettait. Enfin, guetter n'était pas vraiment le mot. Il n'était pas spécialement sur ses gardes, et se contentait de regarder le point d'eau. Il savait qu'un animal ne tarderait pas à arriver, poussé par la soif, alors que lui était en pleine forme. Le combat était bien inégal. Mais, c'est cela même le principe de la supériorité des carnivores sur leur proies. Ils étaient créés pour combattre, pour tuer. Leurs griffes, acérées, pouvaient couper la peau et les organes. Leurs crocs, puissants, pouvaient briser les os. Leur langue, délicate, était étudiée pour savourer pleinement la viande fraîche. Leur truffe, sensible, pouvait repérer de loin les éventuelles proies. Leurs yeux, perçants, pouvaient détecter les mouvements de leur future nourriture. Comment rivaliser avec ces bijoux de mère nature, lorsqu'on avait pour seule défense la fuite, très largement affaiblie par les capacités de course du prédateur ? La théorie du démon s'avéra exacte, puisqu'un cerf s'aventura près de l'eau. Était-il seul ? Surement. En cette période, les cerfs ne recherchaient pas de femelle et se retrouvaient donc seuls, puisqu'il n'y avait qu'un mâle par troupeau. - Instinct de descendance, voyez vous. - Il avait donc sous les yeux un cerf mâle, surement dans la force de l'âge, assez puissant pour survivre seul, mais pas assez pour prendre la tête d'un troupeau. Il était doté de bois qui pourraient s'avérer dangereux, mais surement pas mortels. De plus, l'articulation de son cou ne lui permettrait pas de se défendre si Nezu arrachait son bas-ventre. Parfait ~
Le loup noir se leva avec prudence, et, sans faire de bruit, s'approcha le plus près possible de sa proie. Quand elle releva la tête, comme alertée par un bruit, il jaillit de son arbre. Bien entendu, le malheureux cerf se mit à courir du mieux qu'il pu, pour éviter de passer entre les crocs du prédateur. Mais ce dernier avait déjà accumulé trop d'avance pour qu'il ait une chance de fuite. Dans un bond, le loup s'accrocha à la cuisse de sa victime, qui se mit immédiatement à ruer. Mais c'était sans compter sur les griffes de Nezu, accrochées profondément dans la croupe de la proie. Il eut vite fait de donner un grand coup de mâchoire dans la chair qu'il avait sous les yeux. En profitant au passage pour se délecter du merveilleux sang qui s'offrait à lui, il constata qu'il avait touché un muscle. Comme le cerf était en plein effort, son sang se viderait rapidement. Il était donc inutile de gaspiller ses forces à rester accrocher inutilement à un corps déjà condamné. Le démon fit semblant de lâcher prise et continua à courir derrière sa proie, bien qu'avec moins d'ardeur, qui pensait toujours avoir une chance se survie. Mais plus elle s'agitait, plus son sang s'écoulerait vite. Rapidement à bout de forces, elle ralenti progressivement, puis tomba à terre. La détresse avait envahit ses yeux. Mais ce n'était pas ce qui intéressait Nezu. Les sentiments déplorables d'autres espèces que la sienne ne le préoccupait pas. C'était avec ses mots qu'il aimait enfoncer une personne au plus profond de son âme, comme si c'était un couloir rempli d'épines. Non, la peur qui précédait la mort, il ne l'avait que trop vu. La seule souffrance qu'il voulait voir aujourd'hui, c'était la souffrance physique. Pour pouvoir exécuter ses envies avant qu'il ne meure, le démon se dépêcha de rejoindre le corps meurtri qui gisait à terre, et commença son étape préférée. L'éventration. Le démon mordit la peau du cerf puis la ramena à lui, dévoilant la chair tendre et savoureuse qui se situait en dessous. Et à la vue de ce somptueux spectacle, il s'en donna à coeur joie. Enfonçant son museau de plus en plus profondément dans le ventre de l'animal, il en ressortait peu à peu tous les organes - ou presque - qui le composaient. Il ne les mangeait pas, non. À vrai dire, les boyaux n'étaient pas la meilleure viande d'une proie. Le foie, la vessie, les reins et l'estomac non plus. C'était par pur sadisme qu'il exposait les organes de la victime. Victime qui hurlait à la mort, mais ne se débattait pas. Car elle ne le pouvait pas. Victime qui aurait voulu être tué par n'importe quel autre prédateur, qui en aurait surement déjà fini avec sa vie. Mais voilà, elle était tombée sur Nezu. Quel dommage... Laissant le merveilleux spectacle de sang et de tripes là où il était, le loup remonta au niveau du cou du cerf. Celui-ci venait de rendre l'âme. On ne voyait plus les quelques palpitations animer son cou. Son coeur s'était donc arrêté de battre. Un sourire sadique barra le visage du loup, et à ce moment seulement, il commença à se repaitre de l'épaule de sa victime. Il ne pouvait résister à la tentation irrésistible de torturer un être. Eux qui avaient mal. Si seulement il pouvait tester, lui aussi, ce ressenti inaccessible...
_________________ Fais ce que tu veux du monde que j'ai créé. Si je vous ai créés, vous, humains, c'est pour vous voir vous entretuer. Je te confie cette mission, toi qui le veux tant. <3 >  |
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